Berghain et K-hole à Berlin

Après le premier week-end à la Techno Parade de Berlin, (cliquez-ici pour lire), le deuxième week-end au Sisyphos (lisez l’article ici) et le week-end suivant au RSO en plein After Gay-Pride (ici), on se fait refouler du Berghain, retourne au RSO et on découvre le sens de K-hole avant de quitter le pays pour de nouvelles aventures en Turquie.

Baloon for sunrise

Ce week-end la commence par une soirée au bar de L, durant laquelle M, A et moi on fini au späti du coin pour respirer des balloons jusqu’à 6h du mat … 2€ le balloon plein de protoxyde d’azote tu respires ça : inspire et expire dans le ballon jusqu’à ce que le ballon soit fini ou jusqu’à ce que tu perdes quasi connaissance. Grillage de neurones garantie à vie !

refouléS du berghain … 2 fois

Le dimanche on décide d’aller au Berghain avec M et K car M devait déjà partir le mardi dernier mais elle a repoussé son vol d’une semaine pour teufer plus et elle repart donc dans 3 jours. On s’habille et on y va. On se fait refoul. Je rentre pas dans les détails mais au moment où on y va les 40 personnes devant nous se font refouler. Ce soir là il y avait Carl Cox donc pour me rassurer je me dis que c’était plein et qu’on s’est tous fait refouler … mais on connaît tous la vérité.

On appelle les meufs, on leur dit qu’on les attend et qu’on retente car on s’en fou. Je change de coupe de cheveux ; les filles arrivent, elles me tendent un autre t-shirt tellement transparent que je dois foutre des capsules de bières sur mes tétons pour les cacher. On retente et on se refait refoule. Du coup on décide d’aller ailleurs car le temps qu’on attende les filles on était bourrés avec les cannettes de gin tonic qu’ils vendent devant le Berghain au petit café des refoulés ou des shlagés suivant le statut social que t’as devant le club.

Bref, au final on se dit fuck on va au RSO car y’a N aka x.cess et L aka Ze magician là-bas. On embarque les meufs fringuées comme des petites michtos BDSM dans un Uber et direction le RSO avec nos canettes de gin tonic à la main. On arrive et on passe une soirée mythique. Au moment où le club ferme, le lundi matin, le mec qui kiff M, car il pense qu’il pourra la ken, nous dit qu’on peut aller faire after chez lui, ça tombe bien on a pas sommeil. Du coup le mec nous dit qu’on peut venir à 10 chez lui, enfin dans son studio de tattoo qui ouvre pas avant 10h du mat. On a le time.

On rencontre des Français à la sortie du club à qui on fait promettre de ne parler qu’en Anglais (pour S). Ils acceptent et viennent avec nous. On prend le Uber, on va au Späti on achète de la tise, on va au studio de tattoo et on chill là-bas pendant 1h ou 2h.

Au final on est une bonne quinzaine sur place, deux mecs sont K-hole complètement dead on the floor, tout blanc, beurk. Contrôlez-vous les mecs. Bref au même moment où M se transforme en infirmière et tente de sauver tous ces cas soc (dont le mec qui bosse dans le studio, donc en fait il faut comprendre que le mec nous a invité à faire l’after sur son lieu de travail alors que les employés (dont il fait parti) allaient tous débarqués à un moment ou à un autre), donc au même moment, la proprio du studio débarque et elle se demande ce qu’on fou là, une allemande de genre 35 ans blonde qui avait dû être aussi une teufeuse.

M et moi prenons la situation en main et nettoyons et rangeons tout, je nettoie toutes les lignes de Kétamine du revers de la manche, bam, sur le sol, sauve le pochon et le masque qui contient la weed de je ne sais qui. Je fourre tout dans mon sac, on récupère les K-ombies (kétamine-zombies, ndlr) on s’excuse en allemand, la meuf à l’air ok et on se tire. Une fois dans la rue, on trouve un parc, puis un banc et on reste là un moment à parler de la life. 

Du coup à la base je racontais toute cette histoire depuis la première semaine pour parler de la discussion que j’avais eu avec ces 4 français tellement sympas. Les mecs, bande de potes en week-end à Berlin en août pendant l’été, des cuties qui se font plaisir entre couilles, sympas, beaux et intelligents, mais bien-sûr pas mon style car français et moi je ne me tape aucun francophone c’est ma règle n°1.

Bref du coup on parle de la life et en fait je me rends compte qu’eux et nous, on a en fait tous les mêmes rêves, les mêmes aspirations, les mêmes envies : kiffer la life, bouger, rencontrer des gens cools, faire des projets cools, découvrir le monde, tout donner pour ses projets, bref on a tous le même rêve, bosser pour soi, se mettre bien avec les gens qu’on aime. Et dans la discussion quand je leur raconte notre vie, S, M et moi, ils hallucinent nous disent qu’on a de la chance etc. Et en fait je me rends compte qu’ils sont comme nous, mais que nous on donne une chance à ce rêve, on croit en cet idéal et on verra bien. Du coup après cette rencontre je me suis dit que je doutais tous les jours de savoir si je vais arriver à vivre un jour confortablement (du moins pas comme une digitale clocharde actuelle) de mes projets etc., et en fait je me rends compte que déjà le fait d’y croire et de pouvoir y donner une chance c’est unique et que je ne dois pas douter car je fais exactement ce que tout le monde voudrait faire. Donc go for it et puis on verra later. ça parait cul-cul-la-proloche mais ça me rassure.

C’est juste qu’en Europe tout fait peur et tout fait stresser. Le seul bon point, c’est que la thune est ici, tu crois que les Turcs de Berlin ils sont là pourquoi ? Parce qu’ici ils vendent leur kebab à 7$ alors qu’à Istanbul c’est max 2$ le kebab, ils sont pas forcément là pour le kiff, ils sont là pour la thune et nous c’est pareil.

Dernier week-end

Le dernier week-end à Berlin était vraiment no limit, ça sentait la fin de l’été car plusieurs d’entre-nous rentraient, les parigots et nous. On part dans un club situé à côté du KitKat où les mecs de la Quarantaine (à Paris) organisaient une soirée ou N aka X.cess était booké. Oh My God ! Quel set violente techno, ambiance de folie dans le sous-sol aux airs de bunker allemand. Habibi était là aussi à danser comme un fou et Abi notre divinité indienne aussi. De loin le meilleur set que j’ai vu à Berlin cet été là !

Au lever du soleil, on rencontre un mec en jupe qui nous invite en after chez lui. On débarque dans un appart où on compte une bonne centaine de bières vides sur la table du salon, derrière la cuisine, un petit rooftop sympa où on écoute des chansons mythiques telles que : 

Ride the White Horse

L’after se poursuit dans un restaurant indien, derniers mojitos avant le départ. Nos petits shlags nous manquerons. Mais l’important c’est que le néo-shlagisme ait bien évolué durant cet été berlinois et que le Shlagistan soit plus fort que jamais.

Conclusion de 6 semaines à Berlin

Un bon réseau de transports pour une ville aussi grande mais vaut mieux avoir un vélo quand même.

Le kebab est ma nouvelle religion.

Regret de ne pas avoir partouzé ou Kit Kat, mais au moins comme ça j’ai échappé à la nouvelle drogue à la mode le G.

Regret de ne pas être rentrée au Berghain, mais je prendrais ma revanche un jour, déjà j’ai enfin réussi à essayer d’entrer et j’ai vu le bâtiment de dehors : Impressive.

Contente de ne pas vivre en Europe où fête rime forcément avec drogue.

Triste de ne pas vivre dans un monde où tout le monde est à poil ou en latex et dentelles.

La consigne de bière aussi ça j’ai adoré, car on a trouvé des bières à 0,25€ et avec leur système de consigne, la machine du supermarché te donne 0,25€ quand tu lui ramène la cannette vide, donc même si je suis nulle en maths j’ai compris que la bière pouvait être gratuite.

Mais pour moi le vrai problème de Berlin c’est quand même la musique. J’aime pas la techno. 

Conseil pour votre séjour à berlin

Say Yes to drug.

À la semaine prochaine pour une autre histoire.

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Publié par Amé

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